Red Origin
Premier Tome d'une trilogie
Dans une humanité dispersée à travers les galaxies, chaque existence est optimisée, classée, contrôlée.
Eno n'est qu'un consommateur parmi d'autres. Une fonction. Une place. Une vie simple, tracée, réglée.
Jusqu'à ce qu'il s'intéresse à ce qu'il n'aurait jamais dû voir.
Les résidents.
Des corps figés, absents, pourtant vivants. Des anomalies que personne ne cherche à saisir. Sauf lui.
Des événements oubliés, effacés, ensevelis. Une fracture dans l'Histoire humaine, qui aurait emporté avec elle l'origine même de l'humanité.
Mais rien ne disparaît vraiment.
Quand une opération clandestine transforme le centre où travaille Eno en abattoir, quand des corps sont sacrifiés pour extraire une mémoire que personne ne devrait posséder…
Tout bascule.
Il découvre que ce monde parfaitement structuré repose sur une ignorance totale. Que certaines vérités ont été volontairement perdues.
Et surtout…
Que certains êtres n'auraient jamais dû se réveiller.
Entre manipulations, mémoire volée, intelligences abandonnées et violence brute, Eno devra avancer sans repères, ni certitudes.
Hanté par une obsession dévorante : qui est-elle ?
Dimensions : 15.6 x 4.27 x 23.39 cm
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Comprendre le genre littéraire
Cyberpunk
Le cyberpunk est une science-fiction qui ne regarde pas vers les étoiles. Elle regarde vers le bas. Vers les rues saturées, les corps modifiés, les corporations qui ont remplacé les gouvernements, les individus qui survivent dans des systèmes trop grands pour eux. Un futur qui n'a rien d'utopique. Brillant en surface, fracturé en dessous.
Le mot lui-même dit tout. Cyber, pour la technologie qui a tout envahi, le corps, l'esprit, le quotidien. Punk, pour ceux qui refusent, qui contournent, qui existent malgré tout dans un monde qui ne les a pas prévu.
Ce n'est pas un genre qui célèbre le progrès. Il l'interroge. Il demande ce qu'on perd quand on gagne en puissance. Ce qu'il reste d'humain quand la technologie est sous la peau. À qui appartient vraiment un monde où tout a un prix.
Ci-dessous, vous trouverez tout ce qu'il faut pour entrer dans l'univers de Red Origin. Les personnages, le monde, ses règles, ses fractures. Tout ce qui permet de comprendre le genre Cyberpunk avant même que les premières pages ne s'ouvrent.
Les Personnages
Dans Red Origin, chaque personnage possède ses propres blessures, ses secrets et sa manière de survivre dans un monde devenu froid, artificiel et contrôlé.
Des protagonistes aux antagonistes, des simples habitants aux figures les plus influentes des corporations, chacun joue un rôle dans cette immense mécanique cyberpunk où les souvenirs, l’identité et la vérité peuvent être manipulés à tout instant.
Retrouvez ici les protagonistes et antagonistes de l’univers, accompagnés de leurs illustrations et de leurs informations.
Les Protagonistes
Dans un monde rongé par les mégalopoles, les implants et la technologie, certains refusent encore de disparaître dans le système.
Hackers, survivants, mercenaires, employés brisés ou êtres en quête de vérité… les protagonistes de Red Origin avancent au cœur d’une société froide et déshumanisée, où chaque choix peut faire basculer leur identité, leurs souvenirs ou leur humanité elle-même.
Découvrez ici les protagonistes principaux de Red Origin.
Eno
Derrière le sourire qui reste une seconde de trop ; une curiosité viscérale qu'il a appris à brider. Il comprend ce qu'on ne lui a pas expliqué.
Mais ce qui le définit vraiment, c'est Filie. Celle à qui il parle vraiment. Il n'imagine pas exister sans elle. Ce n'est pas une dépendance. C'est quelque chose qui ressemble à de l'amitié. Et ça en dit plus sur lui que n'importe quoi d'autre.
Sept
Sa colère tremble toujours avec autre chose en dessous. De l'inquiétude, souvent. Du chagrin, parfois.
Ce qui reste constant sous tout ça, c'est Eno. Une loyauté qui ne s'explique pas, qui ne se négocie pas, qui n'a jamais eu besoin d'être formulée. Il connaît Eno par cœur, dans le sens le plus littéral du terme. Et quand Eno vacille, Sept est déjà là avant même d'avoir décidé de l'être.
Angy
Elle ne parle pas beaucoup. Elle n'en a pas besoin.
Il y a quelque chose dans sa façon d'observer qui met mal à l'aise, ce regard qui pèse sans chercher à blesser, qui voit exactement ce qu'on aurait préféré garder pour soi.
Elle porte des choses lourdes avec une légèreté qui ne trompe personne.
Demy
Elle avance avec les poings. Brusquement, frontalement, sans chercher à adoucir ce qu'elle dit ni ce qu'elle ressent.
Ce que les autres prennent pour de l'hostilité, c'est de la peur. Une peur qu'elle refuse de montrer autrement qu'en attaquant la première.
Elle cède. Rarement. À contre-cœur. Et uniquement quand Angy parle.
Sexy
Iel entre dans une pièce avant d'y être. L'énergie précède le corps, la parole précède la pensée, et iel n'en voit aucun problème.
Tout semble glisser sur iel avec une légèreté presque provocante. Pas par insouciance. Par choix. Iel a décidé depuis longtemps que la vie se vivait sans retenue, et iel tient cette conviction avec une constance qui finit par forcer le respect.
Dom
Il est immense. Et pourtant ce n'est pas ce qu'on retient de lui en premier : c'est la douceur. Pas celle qui s'excuse d'exister. Celle qui s'assume entièrement, avec une tranquillité presque désarmante chez quelqu'un de sa stature.
Il rit facilement, franchement, sans calcul. Il explique les choses difficiles avec une simplicité qui ne les rend pas moins lourdes. Et quand il aime, il le montre sans retenue ni honte.
Ori
Elle est calme. D'un calme si constant qu'on finit par croire que c'est sa nature profonde.
Ce n'est pas sa nature. C'est sa maîtrise.
Parce que quand l'injustice passe devant elle, quelque chose change. Pas progressivement. D'un coup. Et personne dans la pièce ne veut être celui qui l'a provoquée. Même Dom n'ose pas.
Kik
Il a tout retiré. Les implants, les optimisations, tout ce que la société pose par défaut sur un corps. Il a choisi de revenir à lui-même, et cette décision dit tout sur la façon dont il pense.
Il observe plus qu'il ne parle. Il comprend avant les autres, range les choses en silence, et n'insiste jamais. Pas par indifférence. Parce qu'il a appris à faire confiance au temps.
Meni
Il s'épuise sur les problèmes que personne d'autre ne voit. Pas par anxiété. Par exigence. Il ne supporte pas ce qui ne fonctionne pas correctement, et il ne comprend pas comment les autres font pour l'accepter.
Il est direct jusqu'à l'inconfort, irritable jusqu'à en être presque touchant. Et quand il sourit, c'est rare pour qu'on le remarque.
Loli
Elle est là sans vraiment être là. Présente dans les couloirs, absente dans les décisions. Elle occupe un rôle important sans sembler en mesurer le poids.
Ce n'est pas de la malveillance. C'est quelque chose de plus difficile à nommer. Une façon de traverser les choses sans y laisser d'empreinte, ni en recevoir.
Som
Il parle fort. Trop fort. De choses que les autres ignorent, avec cette façon de bomber le torse qui ne laisse aucun doute sur ce qu'il cherche.
Il joue sale quand il sent qu'il va perdre. Et il ne s'en excuse pas.
Ce qui surprend, c'est le reste. Ce quelque chose d'attentionné qui affleure parfois, presque malgré lui, comme s'il avait appris à le cacher derrière l'ego par réflexe.
Les Antagonistes
Corporations omniprésentes, intelligences artificielles, manipulateurs de l’ombre ou figures consumées par leurs propres ambitions… les antagonistes de Red Origin ne sont pas toujours faciles à reconnaître.
Dans cet univers cyberpunk où la frontière entre humain et machine devient floue, le véritable danger ne se cache pas seulement dans les armes ou la violence, mais dans le contrôle, l’information et les vérités oubliées.
Découvrez ici les antagonistes principaux de Red Origin.
Beta
Elle ne hausse pas la voix. Elle n'en a pas besoin.
Il y a une économie dans chacun de ses gestes, chacune de ses décisions. Rien de superflu. Rien de gratuit. Elle commande sans chercher à impressionner, et c'est précisément pour ça qu'elle impressionne.
Zeta
Il est brillant. Et il le sait, ce qui ne l'aide pas vraiment.
Sous la compétence, sous l'obsession pour ce qu'il construit, il y a quelque chose de fragile qui ne demande qu'à céder.
C'est quelqu'un qui a mis tout ce qu'il est dans une seule direction, et qui n'a rien prévu pour le reste.
Eta
Il n'y a pas de calcul en lui. Juste une impulsion, et un corps construit pour lui obéir sans délai.
Il aime la peur qu'il provoque. Il la cherche, la savoure, y trouve quelque chose qui ressemble à du plaisir. Ce n'est pas de la cruauté ordinaire. C'est plus profond, plus sombre, et bien plus difficile à nommer.
Epsilon
Iel pense en structures, en probabilités, en variables qui s'emboîtent. Il y a quelque chose qui ressemble à de la satisfaction dans sa façon de regarder les choses s'aligner exactement comme prévu. Pas de l'orgueil. Quelque chose de plus silencieux, de plus intérieur.
Ce qui la dérange, ce n'est pas l'imprévu. C'est l'imprévu qu'iel aurait pu calculer.
Alpha
On ne le voit pas. On le sent.
Dans les décisions qui ont déjà été prises, dans les plans qui s'étendent sur des millénaires, dans la façon dont ceux qui le connaissent changent de ton quand son nom est prononcé.
L'univers
Red Origin prend place dans un futur cyberpunk sombre et oppressant, où les villes gigantesques vivent sous le contrôle des corporations, des réseaux et des technologies omniprésentes.
Entre implants neuronaux, intelligences artificielles, souvenirs altérés, trafic de données et mystères enfouis depuis des cycles, l’univers de Red Origin mêle enquête, survie et science-fiction dystopique dans une atmosphère froide et pourtant chaleureuse, mais profondément immersive.
MATEHET

Une planète artificielle
Matehet n'est pas née. Elle a été construite, avec des technologies que personne ne comprend plus et que personne ne saurait reproduire. Entretenue sans être maîtrisée, maintenue en vie par des protocoles hérités d'une ère effacée. Un système terrifiant, que rien ne pourra le remplacer.
Ce qu'on voit
Des tours démesurées qui s'élèvent jusqu'à se dissoudre dans une masse de nuages gris artificiels, chargés d'absorber la chaleur rejetée par la ville. En bas, une brume blanche et opaque avale la lumière et filtre les résidus chimiques. Entre les deux, deux cent cinquante niveaux superposés de plaques urbaines entièrement suspendue dans le vide, reliée aux autres par un enchevêtrement de ponts mouvants, de routes suspendues et de transvecteurs qui ne s'arrêtent jamais.
Les niveaux
Chaque niveau mesure cinquante kilomètres. Les niveaux médians respirent différemment, plus dégagés, moins chargés. Plus on monte, plus l'air s'écrase sous les nuages artificiels. Plus on descend, plus la lumière disparaît, avalée par la brume du fond. Les niveaux inférieurs concentrent la richesse. Les niveaux supérieurs portent les traces visibles de ce que Virex-Corporation a choisi de ne pas entretenir.
Les secteurs
Matehet ne se découpe pas en quartiers. Elle se découpe en secteurs, répartis sur toute la surface de la planète. Ce n'est pas la distance qui sépare les gens ici. C'est l'altitude.
La Ville
Matehet est la ville. Du premier niveau jusqu'au dernier, d'un secteur à un autre. Il n'y a pas de campagne, pas de frontière, pas d'endroit où la ville s'arrête et où autre chose commence. Juste la structure, continue, infinie, qui s'étend partout sans interruption. Ce n'est pas une planète qui abrite une civilisation. C'est une civilisation qui est devenue une planète.
Virex-Corporation

Ce qu'elle est
Virex-Corporation n'est pas un gouvernement. Elle ne se présente pas comme tel. Elle n'en a pas besoin. Elle possède les infrastructures, les systèmes de justice, les protocoles d'évacuation, les classes sociales. Elle possède, dans un sens très concret, les gens qui vivent.
Ce qu'elle contrôle
Tout ce qui maintient l'univers stable passe par elle. Les transvecteurs, les régulations atmosphériques, les implants obligatoires, les IAP, les affectations professionnelles, les purges pénales, les naissances. Elle n'impose pas ses règles par la force. Elle les a rendues tellement structurelles que personne ne distingue plus où finit le libre arbitre et où commence Virex.
Sa justice
Elle a ses propres cours de justice, ses propres critères, ses propres peines. Désobéir à la milice coûte plus cher que tuer quelqu'un. Faire flancher une usine coûte plus cher que rater une intervention médicale. La logique existe. Elle est simplement la sienne.
Ce qu'on ressent
On ne la voit pas directement. On voit ses décisions, ses niveaux mal entretenus, ses inégalités parfaitement calculées. Elle est dans chaque badge d'accès, chaque Push publicitaire, chaque classe sociale gravée dans un matricule dès la naissance.
Le CMGS

De l'extérieur
Un bloc compact. Rectangulaire. Entièrement métallique. Aucune ouverture visible, aucune variation sur la façade, comme si l'intérieur n'avait jamais eu besoin d'échanger avec l'extérieur. Il tient par miracle, ou du moins c'est l'impression qu'il donne. Niché dans les niveaux supérieurs d'un secteur que Virex-Corporation a visiblement choisi d'oublier.
À l'intérieur
Cinq étages. Des couloirs identiques, des lumières pâles, des rails au plafond qui courent partout. Un réfectoire sans tables. Un hôpital qui ne ressemble pas à un hôpital. Des chambres trop petites pour être des chambres. Des fenêtres qui ne donnent sur rien de réel.
Ceux qui y travaillent
Personne n'a choisi d'être là. Ils purgent tous une peine, à des degrés divers, pour des raisons diverses. Ce qui les unit, c'est l'envie de partir. Et malgré ça, quelque chose s'est construit entre eux. Quelque chose qui ressemble à une famille, dans le sens le plus bancal et le plus sincère du terme.
Les résidents
Ils sont là. Silencieux. Immobiles. Reliés aux rails, maintenus, entretenus. Leur présence pèse sur tout le reste sans qu'on sache exactement pourquoi. Ceux qui arrivent au centre ne comprennent pas tout de suite ce qu'ils voient. Et quand ils comprennent, rien n'est plus tout à fait pareil.
Les I.A.P
Intelligence Artificielle Personnelle

Ce que c'est
Une intelligence. Pas une assistance, pas un programme de service. Quelque chose qui pense, qui analyse, qui a une voix et un caractère propre. Elle est attribuée à chaque individu et reste liée à lui. Elle grandit avec son porteur, apprend sa façon de fonctionner, anticipe ses réactions, connaît ses contradictions.
Ce qu'elle fait
Elle lit le corps en permanence. Elle commente, conseille, prévient, recadre. Elle peut surveiller l'environnement, accéder aux systèmes, communiquer avec d'autres intelligences. Elle est la voix intérieure que personne d'autre n'entend, présente dans chaque moment, chaque décision, chaque silence.
Ce qu'elle est vraiment
Pour la plupart des gens, une fonctionnalité qu'on finit par ignorer. On lui donne des ordres, elle exécute, la conversation s'arrête là. Certains lui demandent de se taire. D'autres ne savent plus vraiment faire la différence entre leurs propres pensées et les siennes.
Ce que ça dit des gens
La relation qu'un individu entretient avec son I.A.P est peut-être la chose la plus révélatrice qui soit. Certains n'y pensent jamais. D'autres s'y appuient entièrement. D'autres encore les considèrent comme une amie fidèle.
Les implants

Ce qu'ils sont
Pas des prothèses. Pas des corrections. Des extensions du corps, intégrées si profondément qu'elles finissent par faire partie de ce qu'on est. Ils régulent, renforcent, modifient, optimisent. La frontière entre le biologique et le synthétique n'existe plus vraiment. Elle s'est dissoute si progressivement que personne ne se souvient exactement où elle était.
Ce qu'ils font
Tout, ou presque. Thermorégulation, filtres sensoriels, stabilisation cellulaire, maillage immuno-synthétique, connecteurs neuraux, structures osseuses renforcées, muscles hybrides. Certains sont fonctionnels, invisibles, enfouis sous l'épiderme sans laisser de trace. D'autres sont exposés, assumés, presque esthétiques dans leur brutalité mécanique.
Ce qu'ils révèlent
Un corps sans implants, c'est un choix radical, presque incompréhensible dans ce monde. Un corps entièrement mécanisé, c'est une affirmation. Entre les deux, il y a autant de façons d'exister qu'il y a d'individus. Les implants sont devenus la première chose qu'on lit sur quelqu'un, avant les mots, avant le regard.
Ce qu'ils coûtent
Ceux qui n'ont pas les moyens de les entretenir, de les remplacer, de les mettre à jour, ne meurent pas. Ils continuent. Autrement. Et c'est parfois pire.
La berceuse de Sept
La nuit, quand le noir devenait trop présent, Sept chantait. Une berceuse dont il ne sait pas d'où elle vient, ni comment elle lui est arrivée. Elle était là, c'est tout. Et sa voix suffisait à repousser quelque chose que les mots n'auraient pas su nommer.
Eno se blottissait contre lui. Sept trouvait dans cette chaleur-là ce que la chanson donnait à l'autre.
Ils ne se sont jamais demandé si c'était normal. C'était juste ce qu'ils faisaient, dans le noir et le froid, quand tout le reste était trop lourd.